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M. de Chateaubriand.

 

Photo
Extr. de : Comoedia, 14.12.1931
 

 

 

BNF Gallica

 

M. de Chateaubriand

  opérette en trois actes
Texte HOLT (Rosa) (Livret et Lyrics)
Musique JAMIN (Henri)
Représentations
Création mondiale (VO) Monte Carlo (Monaco) Théâtre Garnier   14/12/1931
Distribution à la création
M. GAUDIN (André) René de Chateaubriand
Mme MOSTOVA (Rosa) Eglantine
Mme MORLET (Jane)
M. DAVRAY (Georges)

L'Histoire
Résumé de la pièce

× Au printemps de 1805, le vicomte François de Chateaubriand, aussi célèbre par ses aventures que par ses succès littéraires, idole et coqueluche de Paris et des dames du faubourg Saint-Germain, est fâcheusement criblé de dettes. On ne plaisantait pas sur cet article, en ces temps antédiluviens. Un cachot de Sainte-Pélagie attend le trop fastueux René, qui s’élance sur les grandes routes en carrosse. Des argousins sont lancés à ses trousses. Sa voiture, le plus opportunément du monde, culbute dans un fossé, en province, à deux pas d’une maison hospitalière, peuplée à souhait de ses admiratrices. Il est las d’être aimé, le vicomte, las l’être admiré et fêté. Il ne révélera son identité qu’aux deux gens qu’il a rencontrés et au maître de la maison. Il fera de son domestique un notaire, dont il sera le secrétaire inconnu (Convention bien invraisemblable, vu son costume, son aspect et son verbe. Mais l’opérette en a vu bien d’autres !)

Et il s’éprendra, naturellement, de la fille de la maison, fiancée à un de ses deux sauveurs, au mépris des lois de l'hospitalité. Il est entendu que l’amour brave les conventions et les codes. La fraîcheur d’une idylle provinciale, la grâce d'une vierge qui ne l’a jamais lu sont pour le don Juan romantique les plus enivrants des attraits. Bouquets de fleurs, duos, clairs de lune, jardin de Roméo et Juliette, rien n’est oublié en ceci. Mais, plus sage que le Faust de Goethe, François demeurera platonique. Aucun crime ne sera consommé. Après des soupirs à fendre l’âme et quelques larmes, peut-être sincères, il réconciliera lui-même les amoureux qu’il a séparés, laissant dans un cœur virginal le regret d’une aventure inouïe. Les argousins débarquent alors, afin d’arrêter le vicomte. Son domestique, qui a volé ses habits, accepte un quiproquo héroïque, et se laisse arrêter à sa place. Mais une autre arrivée, plus sensationnelle encore, suit de près la bande sinistre. Ce sont ces dames du faubourg, les admiratrices de René, qui se sont cotisées pour payer ses dettes, et viennent le ramener en triomphe. Tout s’achève, ainsi qu’il convient, sur des chants d'allégresse. Hyménée ! Et René va reprendre sa course...

[Extrait de "Comoedia", 14 décembre 1931]

Critiques et articles de presse
Comoedia 14/12/1931 Article par Gabriel Trarieux.


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